Le conseil municipal du 11 avril a voté la mise à disposition de l'Education Nationale de locaux scolaires appartenant à la ville. L'Éducation nationale entend organiser des stages de remise à niveau pour les élèves de CM1 et CM2 ayant des difficultés en lecture, écriture et calcul pendant des vacances scolaires.
La Ville n'était pas tenue de passer une convention ni de délibérer. Elle a souhaité le faire dans un souci de transparence de sa responsabilité limitée à la mise à disposition de locaux. En aucun cas, la Ville n'intervient sur le contenu de ces stages, qui sont de la responsabilité propre de l'inspection d'académie. La convention et la délibération sont précises sur ce point.
A cet égard, je tiens à préciser que deux autres grandes villes ont procédé de la même manière : Nantes et Saint-Herblain. Connaissant l'engagement des majorités de gauche de ces trois villes auprès de la communauté éducative, personne ne peut, en conscience, leur faire un procès de « complicité » avec le gouvernement et le ministre de l'Education nationale en particulier.
Les élus socialistes réaffirment leur opposition à la suppression de postes dans les collèges et lycées, la refonte des programmes du primaire, la redéfinition dans les conditions actuelles du statut des enseignants, l'extension de la culture du résultat et du mérite aux établissements scolaires, l'annonce de nouvelles règles pour la carte scolaire.
En poussant le raisonnement à l'extrême, faudrait-il interdire à l'Education nationale de faire classe dans les locaux appartenant à la ville au motif de notre désaccord sur sa politique éducative ?
Chacun mesure bien que l'enjeu est ailleurs.
La question politique est le rôle que doit jouer une commune dans l'accompagnement à la scolarité entre d'un coté un désengagement de l'État depuis plusieurs années de gouvernement de droite (suppression des emplois jeunes, des aides éducateurs, affaiblissement des RASED, suppression de postes d'enseignants...), et de l'autre, des groupes privés de soutien scolaire qui tirent un profit financier de l'échec scolaire.
L'engagement de la ville depuis de nombreuses années dans l'accompagnement à la scolarité s'articule autour de trois axes :
l soutien au dispositif RASED par la mise à disposition gratuite des locaux et par le financement des fournitures
l pilotage du programme de réussite éducative en direction des familles en difficulté éducative
l soutien et formation des 150 bénévoles environ assurant l'accompagnement à la scolarité, notamment dans les maisons de quartier
l le renouvellement complet du parc informatique des écoles d'ici 2008
Les élus socialistes réaffirment leur volonté de développer des actions pour lutter contre l'échec scolaire qui est la première des injustices, leur refus de la marchandisation de l'École, et leur engagement pour l'éducation à la citoyenneté.
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